Détenu depuis 14 ans dans la centrale pénitentiaire d'Ensisheim (Haut-Rhin) après avoir été condamné à 20 ans de réclusion pour une série de quinze crimes et délits commis en décembre 1992, Pierre Bodein, bénéficie le 15 mars 2004 d'une libération conditionnelle.
Agé à l'époque de 56 ans, Pierre Bodein, membre d'une famille de "vanniers" (c'est comme cela qu'on appelle les gens du voyage sédentarisés en Alsace) a, c'est le moins qu'on puisse dire, un très lourd passé judiciaire et psychiatrique derrière lui. Condamné à sept reprises dont trois fois en cour d'assises, l'homme, que l'on surnomme "Pierrot le fou", a déjà passé près de 35 ans de sa vie derrière les barreaux ou en hôpital psychiatrique.
En décembre1992, il avait réussi à s'évader de l'hôpital psychiatrique d'Erstein (Bas-Rhin) en chaise roulante. Durant sa courte cavale, il avait pris deux femmes en otage, avant de séquestrer et de violer l'une d'elles. Il avait ensuite braqué une banque, forcé plusieurs barrages de gendarmerie, et enfin tiré sur deux policiers, en blessant un grièvement. Pour ces faits il avait été condamné en 1996 à 28 ans de réclusion criminelle, puis sa peine avait été ramenée à 20 ans par la cour de cassation en 1997.
Lorsqu'il est libéré en 2004, il s'installe dans une caravane chez son frère à Bourgheim (Bas-Rhin). Mais, considéré comme extrêmement dangereux par les psychiatres qui l'ont côtoyé, il ne tarde pas à refaire parler de lui. Nous sommes le 21 juin 2004 à Obernai. En ce premier jour de l'été les habitants de la commune sont dans la rue pour célébrer la fête de la musique. Parmi eux se trouve Hedwige Vallée, une mère de famille de 38 ans. Vraisemblablement droguée par des calmants, celle-ci est enlevée, violée puis tuée à l'arme blanche. Son corps partiellement dénudé sera retrouvé le lendemain dans un ruisseau sur la commune d'Indisheim. Le médecin légiste qui pratique l'autopsie constate que la jeune femme présente d'atroces mutilations dans la zone du bas-ventre.
Le 29 juin 2004, trois enfants qui jouent à proximité d'un ruisseau à Valff près de Bourgheim découvrent le corps sans vie de Jeanne-Marie Kegelin. La fillette âgée de 10 ans, qui avait disparu depuis 11 jours a été déposée nue dans le cours d'eau par son agresseur. Comme dans l'affaire Hedwige Vallée, elle présente de multiples lacérations au niveau des parties génitales.
Alors que les deux affaires n'avaient à priori aucun rapport entre elles, plusieurs indices concordants troublent les enquêteurs. D'une part les deux victimes ont été enlevées, violées et tuées dans un rayon d'une trentaine de kilomètres. De plus, elles ont toutes les deux été retrouvées immergées dans un cours d'eau et enfin leurs corps ont été affreusement mutilés. Certes, Jeanne-Marie n'est qu'une enfant alors qu'Hedwige est âgée de 38 ans, mais cette dernière paraît beaucoup plus jeune que son âge.
Quatre jours avant la découverte du corps de Jeanne-Marie, la disparition de Julie Scharsch, 15 ans à Schirmeck avait déjà orienté les gendarmes vers la piste d'un tueur en série pédophile opérant dans la région. C'est dans le cadre de cette dernière affaire que Pierre Bodein, résidant tout près des lieux de l'enlèvement de Julie, a été interpellé par les enquêteurs, une première fois le 26 juin avant d'être relâché faute de preuves puis une seconde, le 30 juin 2004. Cette fois les gendarmes ont des éléments accablants à apporter au dossier.
En effet, le VTT de l'adolescente a été retrouvé immergé dans un ruisseau à 4 km de son domicile. Son examen a permis d'identifier des traces de sang appartenant à Pierre Bodein grâce à une analyse ADN.
Par ailleurs, outre la troublante proximité du lieu de découverte du corps avec la caravane de Pierre Bodein, le lien avec le meurtre de Jeanne-Marie est établi lorsque les magistrats mettent en examen neuf personnes ayant des liens de parenté avec lui. Parmi elles, un homme de 34 ans est soupçonné d'avoir heurté le vélo de fillette avec sa voiture, de l'avoir chargée à l'intérieur du véhicule puis ramenée au sein de la famille où elle aurait subi ces horribles sévices.
Quelques jours plus tard on découvre dans sa Ford Escort des traces de sang appartenant à la fillette. Cette preuve aurait pu être accablante pour lui s'il n'avait pas été établi qu'il n'était pas le seul à utiliser cette voiture. C'est pourquoi les responsabilités des uns et des autres dans l'enlèvement, le viol et le meurtre de Jeanne-Marie n'apparaissent pas aussi clairement qu'il n'y paraît. En effet, les déclarations des mis en examens varient d'une audition à l'autre. Ce qui est certain, c'est que la thèse de l'accident est écartée au sujet de la collision avec le vélo de l'enfant.
Comme le craignait le procureur de Saverne, le samedi 3 juillet 2004 le corps de Julie est à son tour retrouvé près du Schernetz, un cours d'eau situé sur la commune de Nothalten, à neuf kilomètres au sud de Barr. Il présente lui aussi des traces de coups à l'arme blanche au niveau des parties génitales.
L'émotion et la colère des habitants de la région après ces trois drames entraîne l'organisation d'une manifestation dans les rues de Colmar le 10 juillet 2004. A l'initiative de l'avocat Thierry Moser, 5000 personnes vont ainsi défiler pour dénoncer le laxisme des autorités judiciaires quant aux délinquants sexuels récidivistes. A cet instant, Pierre Bodein n'est mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" que pour l'affaire Julie, son implication dans les deux autres meurtres étant encore assez flou.
Quelques semaines plus tard, de nouveaux éléments vont pourtant conduire à sa mise en examen dans l'affaire Jeanne-Marie. Sa présence le jour du meurtre sur la commune d'Artolsheim où résident les membres du clan Remetter-Surmann soupçonnés d'avoir enlevé la fillette est confirmée par un coup de fil passé depuis son téléphone portable. Cette découverte contredit ses alibis déjà bien minces. Après plus de deux ans d'instruction, le procès aux assises de Pierre Bodein vient de s'ouvrir, il y a quelques jours. Les débats devraient durer près de 3 mois.






















Ce mec' merite juste d'etre condamné a mort après tout ce qu'il a fait :@
Rédigé par: inconnue | 02 décembre 2009 à 20:43
J'avais lu quelque part que tuer une femme et mutiler ses parties genitales, puis l'abandonner a moitie immergee dans de l'eau courante (ruisseau, riviere, etc...) est une forme de meurtre rituel chez certains Tziganes. Je recherche toute information complementaire, merci.
Rédigé par: Plok-plok | 01 octobre 2008 à 17:34
set tres grave de laisser un homme comme pirro le fou resortire de prison après avoire deja comie des fait aussie grave que sa a causse de sa nous qui porton se non bodein sa nous causse prejudise pour du travaille alors je dit a tout les geng feux pas metre tout les bodein dans le mème sac car faire des crime aussie orible que sa les bodein de strasbourg ne serait pas capable de le faires car des enfants son inaussan et prescieux pour nous les vannier de strasbourg alore pourqoi refaire un proser pour un hommes aussie foux que ca poure liu set la prison a vie car il serait quapable de recaumensait peine de mort pour luidi pirro le fout
Rédigé par: bodein | 01 octobre 2008 à 14:15
ne te decourage c dur c un movais moment a passé je te souaite bonne chance pour la suite gros bisou
Rédigé par: lolo | 25 septembre 2008 à 16:53