Dans l'affaire du "suicide" de Christian Jambert, deux thèses s'opposent depuis l'ouverture de l'information judiciaire en 2002, à la suite de la plainte déposée par les enfants de la victime. L'autopsie du corps du gendarme avait révélé la présence de deux balles dans sa boite cranienne ce qui pour une partie des experts exclut totalement la thèse du suicide tandis que l'autre partie la croit toujours possible en expliquant que les deux balles ont été tirées coup sur coup.
Dans son édition d'aujourd'hui, le journal Le Figaro révèle qu'une confrontation entre ces deux collèges d'experts a été organisée il y a quelques semaines par un juge d'instruction au tribunal d'Auxerre. Cette entrevue a semble-t-il était si tendue que le juge a pris la décision de désigner un nouvel expert spécialisé dans l'imagerie 3D. Ce dernier aura la lourde tâche de définir la trajectoire prise par les deux balles dans le crâne de Christian Jambert et peut-être de départager les deux versions.
Le gendarme Jambert avait été le premier à suspecter le chauffeur de car Emile Louis dans l'affaire des disparues de l'Yonne au début des années 80. Poursuivant inlassablement son enquête, même après sa retraite, il avait été retrouvé mort en 1997.
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