L'énigmatique dossier des meurtres de jeunes filles en Saône-et-Loire revient sur le devant de l'actualité. Grâce à l'acharnement des familles des 12 victimes, 3 ADN partiels masculins ont pu être identifiés sur des scellés relevés sur les scènes de crime. Par ailleurs, le procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney, a ordonné le regroupement de cinq dossiers au pôle de l’instruction du tribunal de Chalon-sur-Saône.
Jacques Viguier, professeur de droit âgé de 51 ans, est accusé d'avoir tué son épouse Suzanne en février 2000 à Toulouse (Haute-Garonne). Son procès s'ouvrira devant la cour d'assises de Haute-Garonne le 8 décembre prochain, presque neuf ans après la disparition de la jeune femme dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Jean-Baptiste Rambla, le frère de Marie-Dolorès assassinée en 1974, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Il était jugé pour le meurtre de son ancienne patronne Corinne Beidl en juillet 2004.
Le juge Mickaël Ghir n'a pas suivi le rapport de synthèse des enquêteurs ayant travaillé sur le double assassinat de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier. Ces derniers désignaient dans ce document Marie-Christine Van Kempen comme la "probable commanditaire d'une séquestration punition qui aurait dégénéré". Estimant qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves à l'encontre de la tante de Géraldine Giraud, le magistrat a rendu aujourd'hui un non-lieu à son bénéfice. Seul Jean-Pierre Treiber comparaitra devant une cours d'assises puisque sa compagne Patricia Darbeau ne sera elle non plus pas poursuivie.
Incarcéré depuis décembre 2001 après avoir été condamné à 18 ans de réclusion pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot sous le Pont de Neuilly (Hauts-de-Seine), Marc Machin vient de bénéficier d'une suspension de peine. En mars dernier, un SDF était spontanément venu s'accuser de ce crime et l'enquête avait pu déterminer que son ADN avait été prélevé sous les ongles de la victime.
Condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité des assassinats du P-DG de Renault Georges Besse en 1985 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran la même année, Jean-Marc Rouillan a été replacé en détention après avoir bénéficié d'un régime de semi-liberté durant 10 mois. L'ex-militant d'Action Directe a été sanctionné après une interview au magazine L'Express dans laquelle il sous-entendait qu'il ne regrettait pas ses actes criminels passés.
Au terme d'un mois de procès devant la cour d'appel du Haut-Rhin, Pierre Bodein, connu également sous le nom de "Pierrot le fou", vient d'être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Il s'agit de la peine la plus lourde prévue dans le code pénal. Rejugé pour les meurtres d'Hedwige Vallée, 38 ans, de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans et de Julie Scharsch, 14 ans, il a fait savoir par la voix de son avocat Me Renaud Bettcher qu'il souhaitait se pourvoir en Cassation.
L’affaire Flactif a été fractionnée par les autorités judiciaires en 4 volets distincts, bien que tous mêlés en pratique, trois correctionnels et un criminel. Le volet 1 est une affaire correctionnelle relative à un incendie volontaire d’un chalet de location situé à la Mulaterie appartenant à Xavier Flactif et qui était destiné à accueillir les touristes lors des vacances scolaires d’hiver pour laquelle David Hotyat a été condamné le 13 décembre 2004 à 3 ans de prison ferme.
Marco Di Caro, 35 ans, condamné le 16 juillet 1998 à vingt ans de réclusion criminelle pour avoir piloté la moto utilisée lors de l'assassinat de la député Yann Piat, a été interpellé hier à Flayosc (Var) par le GIPN. Il était recherché après l'agression et le "saucissonnage" d'une habitante de Draguignan, le 5 janvier dernier. Marco Di Caro avait été identifié grâce à son ADN. En effet, après avoir menacé sa victime avec un couteau, l'avoir attachée sur son lit et lui avoir dérobé sa carte de crédit et de l'argent liquide, il s'était enfuit au volant de son véhicule. C'est par un pur hasard qu'il avait été remarqué entre Lorgues et Taradeau par une patrouille de gendarmerie.
Christian Oraison, surnommé "le grand blond" dans le milieu, a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Fiché au grand banditisme, il a été tué de plusieurs balles de gros calibre alors qu'il raccompagnait sa compagne dans un appartement du centre ville après une soirée au restaurant. Christian Oraison avait à plusieurs reprises été impliqué dans des enquêtes sur des attaques de transports de fonds. Il avait été acquitté en décembre 2006 par la cour d'Assises de Paris dans le procès de l'attaque d'un fourgon de la Brink's survenu en décembre 2000 à Gentilly.
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