10 ans après les faits, les circonstances de la mort du gendarme Christian Jambert restent floues. En juin dernier, deux collèges d'experts avaient exposés deux thèses différentes au juge d'instruction chargé de l'affaire. Une simulation en 3D de la trajectoire des balles l'ayant tué a été établie depuis cette réunion. A la suite de ces résultats, l'avocat de la famille du gendarme, Me Didier Seban a demandé au juge Charles Prats que de nouvelles expertises soient effectuées sur le crâne de Christian Jambert. Ce dernier a donné son accord et le corps de l'ancien-militaire devrait donc être prochainement exhumé comme cela avait déjà été fait en 2002.
Le tueur en série Emile Louis, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2006 dans l'affaire des disparues de l'Yonne vient de voir sa sentence confirmée définitivement après le rejet de son pourvoi en cassation. L'ex-chauffeur de car n'a donc plus aucun recours et devra purger sa peine de prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 18 ans.
Dans l'affaire du "suicide" de Christian Jambert, deux thèses s'opposent depuis l'ouverture de l'information judiciaire en 2002, à la suite de la plainte déposée par les enfants de la victime. L'autopsie du corps du gendarme avait révélé la présence de deux balles dans sa boite cranienne ce qui pour une partie des experts exclut totalement la thèse du suicide tandis que l'autre partie la croit toujours possible en expliquant que les deux balles ont été tirées coup sur coup.
Même condamnation qu'en première instance pour Emile Louis condamné cet après-midi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans par la cour d'appel de Paris. Ses avocats ont décidé de se pourvoir en cassation après avoir plaidé l'acquittement pour l'ancien chauffeur de car. Ce procès n'a pas permis de faire la lumière sur la disparition de sept handicapées à la fin des années 70. Malgré tout Me Didier Seban, l'avocat des familles des victimes s'est montré satisfait de ce jugement: "C'est l'aboutissement d'un long combat judiciaire. Les disparues de l'Yonne ont ce soir une sépulture. Les disparues sont enfin reconnues comme des êtres humains. C'est un grand jour pour les familles. Emile Louis n'a pas parlé, mais les condamnations de cour d'assises sont une manière de dire que sa parole ne comptait pas".
Emile Louis, le principal suspect dans l'affaire des disparues de l'Yonne comparait actuellement en appel devant la cour d'assises de Paris. Hier, l'ex-chauffeur de car a expliqué au président Yves Jacob qu'il avait désigné aux gendarmes l'emplacement des corps des jeunes victimes au hasard: "Comme il y avait sept disparues, je leur ai montré sept endroits, au petit bonheur la chance". Pourtant deux corps avaient été retrouvés sur ses indications en décembre 2000. Mais l'accusé à réponse à tout puisqu'il dit avoir observé en 1980 deux hommes "en train de transporter quelque chose" et avoir par la suite découvert "de la terre remuée".
Emile Louis, âgé de 70 ans, avait fait appel de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité en novembre 2004. La cour d'assises de l'Yonne l'avait jugé coupable de l'assassinat de 7 jeunes femmes dans les années 70. L'ex-chauffeur de car avait toujours nié être impliqué dans cette affaire. La cour d'assises d'appel de Paris a annoncé que le procès d'Emile Louis aura lieu du 6 au 30 juin prochain. Rapellons également qu'Emile Louis avait été condamné à 30 ans de réclusion en octobre 2005 par la cour d'appel d'Aix en Provence pour viols avec actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille.
Le 14 décembre 2000, Emile Louis, ancien conducteur de car de la compagnie des Rapides de Bourgogne est interpellé, dans le Var, où il a pris sa retraite, par les gendarmes de la section de recherches de Paris et placé en garde à vue. Il est interrogé au sujet de la disparition entre 1975 et 1979 de sept jeunes handicapées confiées à la Ddass. Il aura donc fallu plus de vingt ans pour arrêter le tueur en série présumé de Christine, Jacqueline, Chantal, Madeleine, Françoise, Bernadette et Martine. C'est en grande partie grâce à l'obstination d'un homme: le gendarme Jambert, qu'Emile Louis sera enfin mis hors d'état de nuire.
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