Evadé en septembre avant d'être repris en novembre, Jean-Pierre Treiber, principal suspect dans l'affaire du double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, s'est donné la mort ce matin en se pendant dans sa cellule. L'ancien fugitif a été retrouvé mort vers sept heures par des gardiens qui effectuaient une ronde dans le quartier d'isolement de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).
Plus de trois semaines après sa spectaculaire évasion de la maison d'arrêt d'Auxerre, la police a interpellé et placé en garde à vue plusieurs membres de la famille de Jean-Pierre Treiber soupçonnés de lui apporter une aide matérielle pendant sa cavale.
Placé en détention préventive depuis plus de quatre ans à la maison d'arrêt d'Auxerre, Jean-Pierre Treiber, principal suspect dans l'affaire Giraud-Lherbier, s'est évadé hier matin en se cachant dans un carton.
Le juge Mickaël Ghir n'a pas suivi le rapport de synthèse des enquêteurs ayant travaillé sur le double assassinat de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier. Ces derniers désignaient dans ce document Marie-Christine Van Kempen comme la "probable commanditaire d'une séquestration punition qui aurait dégénéré". Estimant qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves à l'encontre de la tante de Géraldine Giraud, le magistrat a rendu aujourd'hui un non-lieu à son bénéfice. Seul Jean-Pierre Treiber comparaitra devant une cours d'assises puisque sa compagne Patricia Darbeau ne sera elle non plus pas poursuivie.
Après près de quatre ans d'instruction dans l'affaire du double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, un récent témoignage de l'ex-femme de Jean-Pierre Treiber, le principal suspect, mettrait en cause Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud. Selon elle, son ex-mari lui aurait raconté avoir rencontré deux homosexuelles à Sens (Yonne) aux environs du 14 juillet 2004, soit quelques mois avant le drame. Sans les nommer, il aurait indiqué qu'il s'agissait d'une tante et de sa nièce.
Un cheveu retrouvé dans le grenier de la maison de Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud est en train de semer le trouble dans l'instruction du dossier de ce double meurtre perpétré en 2004. Initialement attribué à Nicolas Métier, un ami de Jean-Pierre Treiber, le principal suspect, une analyse ADN complémentaire vient d'établir qu'il s'agit en réalité d'un cheveu appartenant à un ancien locataire de la maison totalement étranger à l'affaire.
Voici plusieurs mois que les enquêteurs tentaient d'identifier les deux personnes qui avaient laissé leurs empreintes ADN sur le rouleau de scotch ayant servi à baillonner Géraldine Giraud et Katia Lherbier. Après l'interpellation d'un Français en Pologne au printemps dernier qui n'avait rien donnée, il semble que l'on soit désormais en mesure de donner l'identité de ces deux inconnus.
Des policiers polonais, assistés de leurs homologues français ont arrêté un homme d'une trentaine d'années dans la région de Poznan suspecté de complicité dans l'affaire du double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier fin 2004. L'homme, surnommé "le polonais" aurait gravité dans le milieu des petits trafiquants et serait un proche de Jean-Pierre Treiber, bien que le principal suspect dans cette affaire nie l'avoir jamais rencontré.
Roland Giraud, le comédien et père de Géraldine, assassinée en compagnie de son amie Katia Lherbier en 2004 a engagé des poursuites pour diffamation à l'encontre des journaux Le Point et France Dimanche. Les deux hebdomadaires avaient relayé l'information selon laquelle Marie-Christine Van Kempen aurait porté des accusations à l'encontre de son beau-frère Roland Giraud. Me Sabine Cordesse l'avocate des Giraud, tout comme Jacques-Michel Frénot l’avocat de Marie-Christine Van Kempen et Me Gérard Geneste, l’avocat de la famille Lherbier ont démenti cette information.
L'affaire Giraud n'en finit pas de piétiner. Après la découverte sur un ruban adhésif dans le grenier de Marie-Christine Van Kempen, en novembre dernier, d'un cheveu dont l'ADN, incomplet, correspondait à celui de la famille Giraud, sept personnes avaient été arrêtées. Parmi ces personnes se trouvait Nicolas Métier, 20 ans, un ami de Jean-Pierre Treiber, le principal suspect dans cette affaire. Le jeune homme a, de nouveau, été interpellé jeudi 20 avril dans l'Yonne puis relâché dans la soirée, faute d'élément à charge contre lui. Les enquêteurs ont passé la journée à fouiller le terrain sur lequel se trouve la caravane qui lui sert d'habitation.
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