Tania Parnisari, condamnée en première instance à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa fille, a vu sa peine réduite de 2 ans à l'issue de son procès en appel qui vient de se tenir dans le Bas-Rhin. Cette mère de famille était accusée d'avoir étranglée sa fille Sophia, alors âgée de 7 ans, en mars 2003 à Brunstatt (Haut-Rhin).
Au terme de trois mois de procés, Pierre Bodein dit "Pierrot le Fou" a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de trente ans par la cour d'assises du Bas-Rhin pour les enlèvements, viols et meurtres de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, et de Julie Scharsch, 14 ans, et le meurtre d'Hedwige Vallée. Ce verdict va dans le sens des réquisitions de l'avocat général. En revanche, ses 16 co-accusés, des vanniers sédentarisés tous membres des familles Remetter et Fuhrmann, ont été acquittés alors que des peines allant de trois à trente ans de prison avaient été requises.
Détenu depuis 14 ans dans la centrale pénitentiaire d'Ensisheim (Haut-Rhin) après avoir été condamné à 20 ans de réclusion pour une série de quinze crimes et délits commis en décembre 1992, Pierre Bodein, bénéficie le 15 mars 2004 d'une libération conditionnelle.
Agé à l'époque de 56 ans, Pierre Bodein, membre d'une famille de "vanniers" (c'est comme cela qu'on appelle les gens du voyage sédentarisés en Alsace) a, c'est le moins qu'on puisse dire, un très lourd passé judiciaire et psychiatrique derrière lui. Condamné à sept reprises dont trois fois en cour d'assises, l'homme, que l'on surnomme "Pierrot le fou", a déjà passé près de 35 ans de sa vie derrière les barreaux ou en hôpital psychiatrique.
Le 30 juin dernier à Offendorf (Bas-Rhin), Frédérique Schnoering, 20 ans, se trouvait dans la propriété d'un couple d'amis pour arroser les plantes en leur absence. Inquiet de ne pas la voir rentrer, son père s'était rendu sur place et avait découvert le corps sans vie de sa fille. Depuis l'enquête a progressé puisqu'un voisin de 36 ans a été mis en examen pour meurtre. Il aurait été confondu après des déclarations incohérentes et surtout grâce à des expertises génétiques. Avant de ce rétracter devant le juge, le meurtrier présumé a expliqué que la jeune fille l'avait arrosé à deux reprises avec son tuyau et qu'il avait pris cela comme une agression.
Elle gardait une maison pendant les vacances en l'absence des propriétaires à Offendorf dans le Bas-Rhin. Hier, en début d'après-midi une jeune fille de 20 ans a été retrouvée morte par son père, assassinée à l'arme blanche. Elle devait rentrer déjeuner au domicile familial situé à quelques centaines de mètres de là, mais s'inquiétant de ne pas la voir revenir, son père s'est rendu sur place faisant la macabre découverte. Les enquêteurs ont pu établir que la victime a été tuée peu de temps avant la découverte de son corps, des témoins l'ayant vu entre 11 heures et midi. Pour l'instant la police scientifique se trouve sur les lieux du crime pur collecter les premiers indices.
Samia, 21 ans, qui avait disparu le 5 avril dernier à Bischheim a été retrouvée morte jeudi dans le canal de la Marne au Rhin à Schiltigheim (Bas-Rhin). Son corps était ligoté et immergé dans une charrette utilisée par les porteurs de journaux à domicile. L'autopsie a révélé que la jeune femme a été violemment frappée et étranglée. Bien que son immersion dans le canal soit récente, il semble que la mort remonte à plusieurs semaines. L'enquête a très vite abouti à l'interpellation de deux jeunes hommes de 19 ans résidant dans la banlieue Strasbourgeoise. Placés en garde à vue vendredi, les deux suspects sont très vite passés aux aveux. L'un d'eux a reconnu être l'auteur du meurtre tandis que l'autre a juste avoué avoir participé à l'immersion du corps. On ignore pour l'instant le mobile du crime mais les deux hommes étaient des proches de Samia. Ils ont été placés en détention dimanche soir.
Après neuf jours de débats au cours desquels Christophe Beugnot s'est montré insensible aux faits qui lui étaient reprochés, la cour d'assises du Bas-Rhin l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Adeline Marfe, la mère de Dylan, a quant à elle été condamné à 17 ans de réclusion pour avoir laissé mourir son fils et tenté de dissimulé les traces de coups portés par son ex-compagnon. La décision du jury a, semble-t-il, été difficile à prendre puisqu'il a fallu pas moins de sept heures de délibérés avant l'énoncé du verdict. Il est vrai que le rôle de la mère dans cette triste affaire est resté relativement flou contrairement à celui de Christophe Beugnot que l'avocate générale n'a pas hésité à traiter "d'irrécupérable" et "d'authentique sadique".
"Je lance un cri: plus jamais ça. Je vous demande, M. le président, de tout faire pour que les gens comprennent que le simple fait de se taire a tué".Ce sont par ces mots que la grand-mère maternelle de Dylan a dénoncé hier le silence de sa fille Adeline Marfe face aux violences de son compagnon Christophe Beugnot au cours d'un témoignage poignant. La mère de Dylan a ensuite avoué n'avoir "pas eu le courage et la force" d'agir pour faire arrêter ces violences. D'autres témoins, notamment des voisins du couple, ont affirmé avoir entendu à plusieurs reprises des cris d'enfants sans toutefois se douter de la gravité de la situation.
Christophe Beugnot et Adeline Marfe comparaîssent depuis ce matin devant la cour d'assises du Bas-Rhin. Tous deux sont accusés de mauvais traitements ayant entrainés la mort sur Dylan, 4 ans, le fils de la jeune femme. Le 3 octobre 2003, le SAMU est appelé la Montagne Verte, un quartier de Strasbourg, pour une simple chute d'un enfant. A leur arrivée, les médecins constatent le décès de Dylan, dont le corps, couvert de traces de coups, est déjà froid. L'autopsie révèle une hémorragie du pancréas et de multiples traumatismes crâniens. Après enquête la police découvre que Christophe Beugnot, alors âgé de 19 ans, maltraite l'enfant depuis plusieurs semaines.
Les commentaires récents