Guislain Yakoro, 30 ans, avait été incarcéré pour la première fois fin 2000 pour avoir agressé des policiers. L'année suivante, il tuait sauvagement son co-détenu à la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde). En raison de graves troubles psychiatriques il bénéficiait d'un non-lieu dans cette affaire et était placé d'office dans l'unité pour malades difficiles de l'hôpital de Cadillac. Depuis il bénéficiait régulièrement de permissions de sorties au cours desquelles il rendait visite à sa mère à Lormont près de Bordeaux.
Depuis une semaine des morceaux de corps sont découverts dans l'Isle, une rivière de Gironde, sur la commune des Billaux. Cela a commencé dimanche 4 juin par une jambe sectionnée sous le genou, puis jeudi 8 juin, un bras et un avant-bras coupé au poignet et enfin dimanche 11 juin, un autre bras et avant-bras. Les plongeurs de la brigade nautique d'Arcachon poursuivent leurs investigations. A ce jour, la seule certitude est qu'il s'agit du corps d'un homme, pour l'instant non identifié.
Le 18 avril dernier, une femme de 48 ans était retrouvée morte à son domicile à Castillon-la-Bataille (Gironde). La victime avait reçu une quinzaine de coups de couteau et avait le crane défoncé par une poële à frire. Les enquêteurs avaient pu identifier des traces ADN et une empreinte de chaussure italienne. Par ailleurs, l'agresseur avait noté au marqueur sur le dos de sa victime l'inscription: "Ma première est". C'est ce qui le perdra.
Une analyse comportementale avait déterminé que l'assassin était solitaire et instable. C'est ainsi que la gendarmerie a interpellé un voisin de la victime âgé de 25 ans qui correspondait au profil.
Hier en fin d'après-midi, un homme résidant sur le bassin d'Arcachon a appelé les secours après que son ex-femme lui ait signifié par téléphone ses intentions de mettre fin aux jours de sa fille (Dont il n'est pas le père). Aussitôt la police et les pompiers se sont rendus au domicile de la mère dans la résidence Santillane à Talence (Gironde). Trouvant porte close ils ont décidé de l'enfoncer. A l'intérieur de l'appartement ils ont retrouvé deux corps inanimés sur le sol. Celui, sans vie, d'une fillette de trois ans et de sa mère âgée de 31 ans.
Nous sommes le 27 janvier 2006. Christelle Séguinaud, une employée dans un centre pour handicapés à Lormont (Gironde), âgée de 28 ans, ne donne plus signe de vie depuis plusieurs jours. Inquiets, ses proches se rendent à son tout nouveau domicile situé au numéro 14 de la rue Marcel-Cerdan à Floirac (Gironde). En entrant dans l'appartement ils la découvrent morte sur son lit. Les premiers éléments de l'enquête établissent que l'appartement ne présente pas de traces d'effraction. L'autopsie du corps, qui n'a pas subi de coups, conclue à une mort par asphyxie.
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