Mercredi 22 octobre, le premier des deux films consacrés à la vie de Jacques Mesrine sort sur les écrans. "L'instinct de mort" raconte l'histoire du célèbre malfaiteur durant la période allant des années 60 au début des années 70 au Canada. A cette occasion, la production de ce long métrage a mis en ligne le fichier mp3 du testament enregistré par Jacques Mesrine quelques jours avant sa mort le 2 novembre 1979. Vous pouvez le télécharger et l'écouter ici-même:
La France toute entière en fit son « ennemi public numéro un », mais nombreux étaient ceux qui l’admiraient secrètement pour ses audacieuses évasions et le panache avec lequel il bafouait la police. La légende néanmoins ne doit pas escamoter la vérité : Jacques Mesrine était un meurtrier brutal, qui n’éprouva aucun remord devant les victimes innocentes de la guerre privée qu’il menait contre la société.
Marco Di Caro, 35 ans, condamné le 16 juillet 1998 à vingt ans de réclusion criminelle pour avoir piloté la moto utilisée lors de l'assassinat de la député Yann Piat, a été interpellé hier à Flayosc (Var) par le GIPN. Il était recherché après l'agression et le "saucissonnage" d'une habitante de Draguignan, le 5 janvier dernier. Marco Di Caro avait été identifié grâce à son ADN. En effet, après avoir menacé sa victime avec un couteau, l'avoir attachée sur son lit et lui avoir dérobé sa carte de crédit et de l'argent liquide, il s'était enfuit au volant de son véhicule. C'est par un pur hasard qu'il avait été remarqué entre Lorgues et Taradeau par une patrouille de gendarmerie.
Christian Oraison, surnommé "le grand blond" dans le milieu, a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Fiché au grand banditisme, il a été tué de plusieurs balles de gros calibre alors qu'il raccompagnait sa compagne dans un appartement du centre ville après une soirée au restaurant. Christian Oraison avait à plusieurs reprises été impliqué dans des enquêtes sur des attaques de transports de fonds. Il avait été acquitté en décembre 2006 par la cour d'Assises de Paris dans le procès de l'attaque d'un fourgon de la Brink's survenu en décembre 2000 à Gentilly.
Figure du grand banditisme corse, Richard Casanova, 49 ans, a été abattu hier vers 11 heures devant un concessionnaire automobile de Porto Vecchio (Corse). Touché par plusieurs balles d'arme automatique, il n'a pas survécu à ses blessures. Richard Casanova était soupçonné d'avoir participé au braquage d'une succursale de l'Union des Banques Suisses (UBS) à Genève en 1990.
Malik Atassi, 36 ans, complice présumé de Pascal Payet lors de son évasion spectaculaire de la prison de Grasse le 14 juillet dernier s'est suicidé en se pendant dans sa cellule de la maison d'arrêt de Villeneuve-les-Maguelone (Hérault). L'homme avait été interpellé en compagnie d'une dizaine de personnes dans la région de Marseille à la suite de l'arrestation de Pascal Payet le 21 septembre à Barcelone. Malik Atassi était mis en examen pour "vol à main armée en bande organisée, enlèvement et séquestration d'otage en bande organisée, évasion avec arme en bande organisée et association de malfaiteurs".
Son évasion de la prison de Grasse par hélicoptère le 14 juillet dernier avait fait grand bruit. Mais aujourd'hui, la cavale de Pascal Payet a pris fin après son arrestation près de Barcelone en Espagne. Lors de son interpellation, le malfaiteur était armé et possédait des faux papiers. Avant son évasion, il purgeait une peine de 30 ans de prison pour le meurtre d'un convoyeur de fond.
La scène se passe samedi après-midi vers 18 heures 20 sur l'aéroport de Cannes-Mandelieu (Alpes-Maritimes). Quatre hommes lourdement armés font irruption dans les locaux de la société Azur Hélico et prennent un pilote en otage. Vingt minutes plus tard l'appareil détourné se pose sur le toit d'un local technique à proximité immédiate de la maison d'arrêt de Grasse. En l'espace de 5 minutes, Pascal Payet, un détenu de 43 ans, est libéré par ses complices et l'hélicoptère redécolle en direction de l'ouest.
Le milieu marseillais a connu une semaine particulièrement sanglante. Après la fusillade du "bar des marronniers" mardi et l'assassinat d'un repris de justice hier soir, Abderramin Rerbal, un membre du gang de Farid Berrhama âgé de trente ans a été abattu ce soir par le passager d'un deux-roues sur le parking d'un centre commercial de Bouc-Bel-Air (Bouches du Rhône). L'homme se trouvait au volant de sa Renault Megane lorsqu'il a été agressé. La police a relevé 16 impacts de balles de gros calibre dans son corps. Selon les experts en criminologie, il semble que l'absence d'un vrai chef dans le milieu marseillais depuis l'assassinat de Francis Le Belge en 2000 conduit à cette guerre sans pitié entre plusieurs bandes cherchant à concquérir de nouveaux territoires.
Seulement deux jours après la tuerie de "la brasserie des maronniers", la cité phocéenne a, une nouvelle fois été le théatre d'un nouveau règlement de compte en pleine rue. Jeudi soir vers 19 heures 30, Michel Filippi, 35 ans, circulait à moto rue Sainte-Baume, dans le quartier Baille, près de l'hôpital de La Timone, lorsque une femme, passagère d'un scooter l'a abattu à l'aide d'un pistolet automatique 9 mm. De mémoire de policier, il s'agit du premier règlement de compte dans le milieu du grand banditisme dans lequel l'exécuteur est une femme. Michel Filippi avait été condamné à plusieurs reprises pour des braquages et pour un important trafic d'héroïne en septembre 2001. Il s'était fait remarquer le 26 octobre 2000 en provoquant une bagarre en pleine salle d'audience.
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