Le 20 mars 2001 à 15 h 30, Jennifer Mary, 14 ans, quitte le collège de Pierre-de-Coubertin de Cormontreuil (Marne) où elle est élève en classe de cinquième. La jeune adolescente n'a que quelques centaines de mètres à parcourir à pied pour rejoindre sa maison du quartier Val-de-Murigny à Reims. Aux environs de 17 h 30, sa mère, Corinne Coutin, qui vit seule avec ses quatre enfants, découvre avec horreur le corps sans vie de sa fille en regagnant son domicile.
Richard Delgenès, l'avocat de Monique Olivier, a annoncé hier que sa cliente a retiré l'appel de son renvoi devant les assises pour meurtre et complicité de meurtre. Cette décision est selon lui motivée par la volonté de ne pas porter la responsabilité d'un retard du procès. Il y a quelques jours, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Reims a annoncé qu'elle souhaitait la reprise des investigations pour établir l'éventuelle implication de Michel Fourniret dans la disparition de Marie-Angèle Domèce ce qui devrait justement repousser la date du procès initialement prévu en fin d'année.
Un kinésithérapeute de 39 ans exerçant à l'hôpital Sébastopol de Reims (Marne) a tué une de ses collègues de 31 ans ainsi qu'une autre femme âgée de 29 ans puis s'est donné la mort dans sa voiture. Avant cela il avait appelé son épouse au téléphone pour lui dire qu'il avait fait "une énorme bêtise" et qu'il ne voulait pas passer le reste de sa vie en prison". Le double meurtre s'est produit dans un appartement de la rue Jean-Jaurès à Reims. On ignore quelles étaient les relations entre le meurtrier et ses deux victimes qui étaient apparemment célibataire.
Poursuivant leur combat malgré le suicide de Pierre Chanal en 2003, les familles des disparus de Mourmelon cherchent toujours à obtenir des excuses de la part de l'Armée. Les militaires avaient longtemps considérés ces disparus comme de simples déserteurs. C'est dans ce but qu'Alain Gache, frère de Patrick, disparu dans les années 80, a été reçu vendredi par deux membres du cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense. A sa sortie il a estimé avoir "été pour la première fois entendu". Rappelons que l'Etat a été condamné en 2005 à verser 25000 Euro à 36 membres des familles des victimes en raison des multiples dysfonctionnements de la justice dans cette affaire.
L'affaire des disparus de Mourmelon débute le 05 janvier 1980. Ce matin-là, les militaires du 4ème Régiment de Dragons de Mourmelon Le grand constatent l'absence, lors du rapport, de Patrick Dubois, jeune appelé de cette unité qui avait bénéficié d'un quartier libre la veille au soir. Cette disparition est très vite classée en procédure de désertion par l'armée et ne donne pas lieu à d'intenses recherches. Patrick Dubois venait d'être affecté à l'Escadron de Commandement et de Services après avoir accompli ses classes. Ce jeune homme de 19 ans était de nature timide et réservée et n'avait semble-t-il pas de raisons de déserter.
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