L'espoir de retrouver Marie-Christine Hodeau vivante après son enlèvement par un homme lundi matin avait disparu depuis les aveux du principal suspect hier après-midi. Son corps a été retrouvé dans un bois de la commune de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne).
L'affaire avait fait grand bruit à l'époque lorsque Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, en avait fait un exemple pour appuyer son projet de durcissement de la loi sur la récidive. Les deux co-accusés du meurtre de Nelly Cremel en juin 2005 viennent d'être jugés pas la cour d'assises de Seine-et-Marne. Conformément aux réquisitions de l'avocate générale, Patrick Gateau, 51 ans, écope de la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. En revanche son complice, Serge Mathey, 28 ans, prend 30 ans avec 16 ans de sûreté alors que la même peine avait été requise pour les deux hommes.
Les fouilles entreprises ces derniers jours dans un restaurant asiatique de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) afin de vérifier une information émanant du journaliste indépendant Mohamed Sifaoui, ont été abandonnées hier soir. Aucune trace de corps humain n'a pu être mise à jour dans l'établissement et les enquêteurs ont relâchés les dix ouvriers placés en garde à vue, ces derniers n'ayant pu fournir de témoignage suffisamment précis pour confirmer la présence d'un cadavre de petite fille sur les lieux du chantier l'an passé.
Cinq ans après la disparition de la petite Estelle Mouzin le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), les enquêteurs sont peut-être sur leur première piste sérieuse. A la suite d'informations émanant d'un journaliste indépendant, des fouilles ont débuté à l'intérieur d'un restaurant asiatique sur la commune de Brie-Comte-Robert à 25 km de Guermantes. Sur le chantier de l'établissement, des ouvriers y auraient découvert le corps enterré d'un enfant durant l'été 2007. Ces derniers auraient ensuite, de manière assez incompréhensible, placé les restes du corps dans un sac poubelle avant de le jeter aux ordures.
S'agit-il d'une forme d'aveu, ou bien est-ce le moyen cynique trouvé par Michel Fourniret pour s'accorder un instant de liberté avant son procès prévu pour 2008 ? Toujours est-il que le tueur présumé de sept jeunes filles a écrit le 18 juin dernier au président de la chambre de l'instruction de Reims et a demandé à "être entendu dans les affaires Domece, Parrish et Mouzin, et qu'elles soient jointes aux affaires de meurtres". L'information vient de Me Didier Seban, l'avocat des familles Mouzin et Parrish. Dans son courrier, Fourniret déclare souhaiter rencontrer les familles de ces trois jeunes filles dont la disparition ou le meurtre n'ont, à ce jour, pas été élucidés.
Bien qu'aucun élément ne puisse le faire suspecter dans l'affaire de la disparition de la petite Estelle Mouzin survenue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine et Marne), le procureur de la République de Charleville-Mézières (Ardennes) a indiqué avoir transmis une note au parquet de Reims, dans laquelle sont listés "un certain nombre d'éléments qui méritent d'être vérifiés".
Le journal "Le Parisien", qui a eu connaissance de ce document, a publié dans son édition de vendredi les principaux détails permettant, selon le procureur Nachbar, de "raisonnablement suspecter Fourniret dans la disparition d'Estelle Mouzin".
Un fait divers pour le moins étrange s'est déroulé dimanche à Chelles en Seine et Marne. Au cours d'une réunion de famille à l'occasion de la fête des mères, une femme de 72 ans a poignardé son gendre de 47 ans après qu'il lui eut remis un cadeau. La victime a reçu un coup de couteau de cuisine dans l'abdomen mais heureusement pour lui aucun organe vital n'a été touché. Sa belle-mère a été internée d'office. Pour l'instant aucun des protagonistes de cette affaire n'a été entendu par les enquêteurs.
Onze mois après l'assassinat de Nelly Cremel à la Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, la justice a organisé une reconstitution sur les différents lieux de l'affaire en présence des deux suspects, Patrick Gateau et Serge Mathey. Selon une source proche de l'enquête, cette reconstitution est destinée à "fixer la position de chacun des deux mis en examen, d'examiner si leurs déclarations sont compatibles avec les éléments de preuve, et d'établir leur responsabilité respective". Les deux suspects reconnaissent leur participation dans l'enlèvement de la jeune femme mais se rejettent mutuellement la responsabilité du meurtre.
Sans préciser de nom, le procureur de la République de Meaux a déclaré que cette reconstitution a permis d'établir qu'un seul homme a donné les coups: "C'est l'auteur matériel du meurtre".
Guislain, un homme de 44 ans, a été mis en examen après ses aveux lors de sa garde à vue à la gendarmerie de Provins (Seine et Marne). Il a reconnu avoir empoisonné ses parents Liliane et Claude, 67 et 69 ans, qu'il avait lui même retrouvé mort le dimanche 9 avril dans leur maison de Chalmaison (Seine et Marne). Le couple avait consommé une crème au chocolat qui, des dires mêmes du fils, avait un goût amer. L'autopsie des deux victimes avait révélé la présence de pesticides en grande quantité dans leurs estomacs. L'Institut médico-légale de Paris a conclu à une mort par congestion viscérale.
Le 2 juin 2005, vers 10 h 30, Nelly Cremel, une femme sportive de 39 ans, s’apprête à effectuer son footing quotidien comme elle le fait chaque matin. Le parcours qu’elle emprunte habituellement est une petite route sinueuse et peu empruntée entre son domicile de Reuil-en-Brie et le village voisin de Luzancy distant de 7 kilomètres. A 19 h 40 son époux, commandant de l'armée de terre à la DGSE, signale sa disparition. Très vite un dispositif de grande ampleur est déployé. Gardes républicains à cheval, maîtres-chiens et plongeurs, sondent sans relâche la zone où a disparu Nelly Cremel ; en tout près de 30 km2. Parallèlement, une cinquantaine d’enquêteurs interrogent les voisins et tous témoins susceptibles d’avoir croisé la route de la disparue. Un témoin déclare l’avoir vu rebrousser chemin au niveau du monument aux morts de Luzancy.
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