Les analyses ordonnées par la réouverture du dossier Villemin viennent de livrer leurs premiers résultats. Deux empreintes ADN, une masculine et une féminine, ont pu être isolées sur des courriers envoyés à l'époque à différents membres de la famille Villemin par le corbeau qui les harcelaient. Cette découverte va-t-elle enfin permettre d'éclaircir ce mystère vieux de 25 ans ? On peut l'espérer même si par le passé de nombreuses "nouvelles pistes" se sont révélées n'être que des impasses.
Le 16 octobre 1984, à Lépanges sur Vologne, dans les Vosges, Grégory Villemin disparaissait de chez lui alors qu'il jouait dans le jardin. Sa mère, Christine Villemin, repassait du linge à l'intérieur de la maison avec de la musique et n'a rien vu rien entendu. Le soir, est retrouvé le corps inanimé du petit garçon dans les eaux de la Vologne, ligoté.
A la demande de la famille du petit Grégory Villemin retrouvé mort dans la Vologne en 1984, le dossier de cette affaire toujours non-élucidée pourrait être rouvert dans les prochains mois. Les réquisitions du procureur général de la Cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) vont dans ce sens "après avoir recueilli au printemps dernier l'avis d'un expert agréé par la Cour de cassation".Ce dernier était chargé d'évaluer la possibilité de procéder à de nouvelles expertises ADN sur les scellés constitués à l'époque, dont les vêtements de l'enfant. Les époux Villemin avaient justifié leur demande par les progrès techniques réalisés dans le domaine de l'analyse ADN depuis les années 80.
Plus de quatre mois après le placement en détention d'Olivier Benoît et Maud Tellier qui étaient venus spontanément s'accuser du meurtre de Robert Pichon, les enquêteurs viennent d'identifier une première preuve matérielle dans ce dossier sans cadavre. Selon des sources proches de l'enquête, il s'agirait de traces de sang retrouvées sur un pantalon d'Olivier Benoît et à l'intérieur de la maison situé au lieu-dit La Croix-Jean-Voirin (Vosges) où aurait eu lieu le crime. Dans l'une de ces traces, l'ADN de Robert Pichon aurait été identifié.
En novembre dernier, Olivier Benoît et Maud Tellier, un couple vosgien était venu spontanément se présenter à la gendarmerie de Senones (Vosges) en s'accusant du meurtre de leur voisin Robert Pichon âgé de 61 ans. Incarcérés depuis, les deux jeunes gens n'ont cessés de maintenir leur version des faits devant le juge d'instruction d'Epinal. Or, à ce jour, les multiples expertises scientifiques menées pas la gendarmerie n'ont pas permis de mettre à jour la moindre preuve du meurtre.
Personne n'avait signalé sa disparition et pourtant un jeune couple s'est constitué prisonnier hier à la gendarmerie de Senones (Vosges) en s'accusant du meurtre de leur voisin âgé de 61 ans. Un homme de 35 ans connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, et sa compagne âgée de 27 ans ont expliqué aux gendarmes qu'ils avaient fait disparaître le corps de leur victime en le brûlant dans un jardin sur la commune de Saint-Hélène, au lieu dit "la Croix-Jean-Voirin". Le remord les auraient poussé à tout avouer.
Philippe Besson, auteur de l'ouvrage "L'enfant d'octobre" largement inspiré de l'affaire Grégory et son éditeur Grasset ont été condamnés à une amende de 40000 euros pour atteinte à la vie privée et diffamation. Christine Villemin recevra 10.000 euros pour atteinte à la vie privé et 20.000 pour diffamation. Son mari Jean-Marie touchera pour sa part 5.000 euros pour atteinte à la vie privée. Par ailleurs Philippe Besson et Grasset devront rembourser les frais de procédure des Villemin qui s'élèvent à 5000 euros.
Le téléfilm consacré à l'affaire Villemin produit par France 3 avait déjà fait beaucoup de bruit avant sa diffusion, et visiblement, après son passage ce week-end, la famille Laroche a décidé de ne pas en rester là. Me Gérard Welzer, l'avocat de Marie-Ange Laroche et de ses deux fils, Sébastien et Jean-Bernard, a annoncé ce matin à l'AFP qu'il allait "déposer cette semaine une plainte au tribunal de grande instance pour violations de la présomption d'innocence, de la vie privée et du droit à l'image".
Grégory Villemin, quatre ans, vit avec ses parents Christine et Jean-Marie dans un pavillon de Lépanges sur Vologne, dans les Vosges. Le 16 Octobre 1984, vers 17 heures, Grégory disparaît alors qu’il jouait dans un tas de sable devant chez lui. Aussitôt les gendarmes sont prévenus et commencent leurs recherches. Le soir-même à 21 heures 15 ils découvrent le corps sans vie du petit garçon immergé dans la rivière Vologne à Docelles, le village voisin. L’enfant est retrouvé échoué sur un barrage. Il a les mains et les pieds attachés par une cordelette mais ne présente aucune trace de violence. A Lépanges c’est la stupéfaction. Les parents de Grégory expliquent que le crime a été revendiqué par téléphone seulement trente minutes après sa disparition. C’est Michel, le frère de Jean-Marie, qui a reçu ce coup de fil dans lequel une voix anonyme dit avoir tué et jeté Grégory dans la Vologne. D’après la description de cette voix plutôt rauque, les époux Villemin reconnaissent la voix d’un corbeau qui les harcèle au téléphone depuis plusieurs années.
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